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Frauenkirche

Consécration
de la
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Versöhnung leben
Ansprache von Bundespräsident Horst Köhler

zur Eröffnung der Dresdner Frauenkirche

30.10.2005  Dresden

Wiederaufbau

Vorgesehener Zeitplan für den Wiederaufbau der Dresdner Frauenkirche

Nach der archäologischen Enttrümmerung und der Erneuerung der Kellergewölbe konnte im Sommer 1996 die "Unterkirche" geweiht werden. Seitdem finden dort täglich Führungen und an den Wochenenden Gottesdienste und Konzerte statt. Mehrere Vortragsreihen, insbesondere zu Friedensthemen, werden in der Unterkirche angeboten.

Oberirdisch ist das Bauwerk schon Bauherr: Stiftung Frauenkirche Dresden       Gesamtplaner: IPRO Dresden

Inauguration de la cathédrale restaurée de Dresde, détruite par les Alliés en 1945

AP | 30.10.05 | 16:03
 
DRESDE, Allemagne (AP) -- Quelque 60.000 personnes ont assisté dimanche à la consécration de la cathédrale rénovée de Dresde, joyau de l'art baroque détruit par les bombes alliées pendant la seconde guerre mondiale, qui revient à la vie après dix ans de reconstruction.

Le président Horst Kohler, le chancelier sortant Gerhard Schroder et la chancelière entrante Angela Merkel, le Duc de Kent et les ambassadeurs de France et des Etats-Unis participaient à la cérémonie.

De sa chaire, l'évêque luthérien Jochen Bohl a estimé que la restauration de la cathédrale du XVIIIème siècle, qui a duré plus de dix ans, avait été "un grand-oeuvre dans l'esprit de réconciliation".

Pendant 47 ans, les habitants de Dresde n'avaient plus connu de la Frauenkirche qu'une montagne de débris haute de 13 mètres, encadrée par deux pans de mur en ruines. Tout ce qui en restait après le déluge de feu des bombardements alliés qui rasèrent quasi-totalement la ville dans la nuit du 13 au 14 février 1945.

Les autorités est-allemandes avaient laissé la cathédrale en l'état, en guise de souvenir des destructions de la guerre, et tous la chérissaient en tant que telle. Mais la volonté de reconstruction a gagné du terrain après l'unification allemande.

Pour beaucoup, la Frauenkirche était plus qu'une cathédrale, elle était aussi l'endroit où jouèrent et composèrent Bach et Richard Wagner, une structure de conte de fées étonnante, aux lignes graciles et aux spirales s'élançant vers le ciel.

Sur les 179 millions d'euros qu'aura coûté la rénovation, environ 100 millions viennent de dons, dont une bonne part des Etats-Unis et de Grande-Bretagne, dont les avions furent les semeurs de mort et de destruction.

L'originalité du bâtiment réside dans sa structure ronde aux bancs partant de l'autel comme en vagues, surmontée d'un dôme en forme de cloche surmonté d'une croix dorée.

L'intérieur de l'édifice est peint de délicats jaunes, roses et bleus pastel bordés de dorures, les vitraux clairs du dôme baignant de lumière tout l'espace. Mais les souvenirs du passé et de la destruction y sont partout visibles, comme, à la droite de l'autel, la croix d'origine, tordue et brûlée. AP



Dresde fête la reconstruction de son joyau baroque, rasé en 1945

DRESDE - Quelque 100 000 personnes, dont les plus hautes autorités politiques du pays, ont assisté à l'inauguration de la nouvelle église Notre-Dame de Dresde. Ce joyau baroque avait été détruit par les bombardements alliés en 1945. Il a été reconstruit en 12 ans.

Le chancelier allemand sortant Gerhard Schröder et son successeur désigné Angela Merkel avaient pu prendre place parmi 1700 privilégiés sous l'impressionnant dôme de pierre de l'église protestante, qui fut l'emblème des destructions causées par les bombardements de la seconde guerre mondiale et représente désormais un symbole de réconciliation.

Des dizaines de milliers de spectateurs s'étaient massés au dehors pour suivre la cérémonie sur des écrans géants. "Une blessure profonde, qui a saigné si longtemps, peut désormais être guérie. De la haine et du mal peut naître la réconciliation, qui rend la paix possible", s'est félicité lors de la célébration oecuménique l'évêque de Dresde Jochen Bohl.

"La 'Frauenkirche' reconstruite relie les hommes dans le monde entier. Les hommes qui ont fait en sorte que les peuples se comprennent, et qui veulent qu'il n'y ait plus jamais de guerre, ni en Europe ni ailleurs dans le monde", a renchéri le président de la République, Horst Köhler.

En février 1945, la "Frauenkirche", un des plus beaux édifices de la "Florence de l'Est", construite au début du XVIIIe siècle, s'était effondrée sous l'effet d'intenses bombardements alliés. Ceux-ci avaient aussi fait au moins 35 000 morts parmi la population locale, voire 100 000 selon des estimations allemandes.

Ce n'est qu'en 1994, cinq ans après la chute du Mur de Berlin, que le projet de reconstruction de la "Frauenkirche", à hauteur de 180 millions d'euros, avait débuté.

Le duc de Kent, cousin de la reine Elizabeth II, a fait part de sa "vive émotion" lorsqu'il a découvert l'intérieur de l'église reconstruite. La Grande-Bretagne, principal responsable des bombardements sur Dresde, a offert un million d'euros à la reconstruction de la Frauenkirche.

Le fils d'un des pilotes britanniques impliqué dans les bombardements de la ville a même participé, en tant qu'orfèvre, à la création de la croix qui domine l'église.

Le monument a toutefois gardé ses cicatrices de guerre: 43% des pierres d'origine récupérées dans les amas de gravats ont été réincorporées dans la nouvelle façade et l'autel.

La renaissance de Notre-Dame de Dresde

LE MONDE | 01.11.05 | 13h24  • 

Vue aérienne de Notre-Dame de Dresde, surnommée la Frauenkirche, prise samedi 29 octobre, à la veille de sa nouvelle consécration. Soixante ans durant, ce chef-d'œuvre baroque était resté fermé au public.

Rarement édifice religieux aura porté autant de symboles contraires. Fierté, horreur, ferveur religieuse, certitudes agnostiques, accablement et promesses de réconciliation. Depuis la cérémonie religieuse de re-consécration de l'édifice, le dimanche 30 octobre sous un ciel gris, le dôme aérien de Notre-Dame de Dresde surplombe à nouveau la ville. Mais la Frauenkirche, comme on l'appelle en Allemagne, suscite toujours un mélange unique de sentiments opposés. Retour sur l'aventure peu commune de la plus grande église protestante édifiée au XVIIIe siècle sur ce territoire de l'Est qui allait devenir l'Allemagne.

Soixante ans durant, ce chef-d'œuvre d'architecture baroque est resté fermé au public. Et pour cause, il gisait à même le sol, disloqué en dizaines de milliers de fragments, souvenirs épars du véritable déluge de feu lâché par les bombardiers alliés, les 13 et 14 février 1945. Selon diverses estimations, de 25 000 à 40 000 civils avaient péri sous les bombardements.

Après 1945, les Dresdois semblaient décidés à relever au moins cette église dont le clocher culminait avant-guerre à 95 mètres. La Frauenkirche était devenue le symbole d'un passé faste, rappelant les temps bénis où Dresde était appelée la "Florence de l'Elbe" parce que son maître, Auguste le Fort, prince-électeur de Saxe et roi de Pologne (1670-1733), ambitionnait d'en faire une copie de cité italienne. Mais les plans de reconstruction esquissés au lendemain de la guerre furent sans cesse contrecarrés : le manque d'argent certes, mais surtout la réticence des nouveaux dirigeants à rénover un bâtiment véhiculant des valeurs contraires à celles du socialisme alors "conquérant".

La tentation fut grande, chez certains édiles, de débarrasser carrément les lieux de cet amas de vieilles pierres pour y élever des bâtiments administratifs ou autres édifices publics comme le Palais de la culture, qui se profile de l'autre côté de la place, flanqué d'une immense fresque en céramique à la gloire des classes laborieuses.

Il aura fallu toute l'obstination d'une poignée de Dresdois, soutenus par d'importants dons privés provenant d'Allemagne mais aussi des anciennes nations ennemies comme le Royaume-Uni, pour remettre l'église debout. S'il choisit ses mots avec précaution, Stefan Fritz, l'un des deux pasteurs de l'église, n'est pas loin de valider le "miracle de Dresde" évoqué par Karl Ludwig Hoch, l'une des quatorze personnalités locales à l'origine du sauvetage.

Quel chemin parcouru depuis cette journée de ses 15 ans où le jeune Stefan s'était arrêté pour la première fois devant le gigantesque tas de ruines de la Frauenkirche en compagnie de son père ! "Ce que tu vois là, c'est la guerre", lui avait dit celui-ci. L'image l'avait frappé pour toujours. Nous étions au milieu des années 1970. Des buissons entiers de rosiers sauvages rendaient la ruine difficile d'accès ­ – une feinte trouvée par un fonctionnaire décidé à décourager les pilleurs de pierres. Les autorités communistes est-allemandes n'avaient-elles pas elles-mêmes hésité avant de se servir nuitamment, pour renforcer les rives de l'Elbe qui traverse Dresde ?

Autour du père et de son fils ébahi, d'autres édifices historiques également détruits par les bombes affichaient leurs façades fraîchement restaurées à l'identique. Le palais Zwinger par exemple, une merveille baroque, ou bien l'Opéra Semper. D'autres encore étaient sur le point d'entamer une nouvelle vie. Mais pas Notre-Dame.

Au début des années 1980, Stefan, notre futur pasteur, rejoint le mouvement chrétien de contestation du régime communiste. Entretemps, la pierraille de grès noircie par le temps était devenue le point de ralliement des deux camps. Tous les 13 février, jour anniversaire des bombardements, les autorités exhibaient les ruines pour dénoncer "la cruauté de l'impérialisme occidental" et le stationnement, à quelques centaines de kilomètres, à l'Ouest, des missiles américains à têtes nucléaires. Stefan et ses amis, eux, venaient, le soir tombé, déposer des bougies sur les éboulis au nom d'un autre combat, alors plus silencieux, celui de la liberté et de la démocratie.

C'est d'abord pour toutes ces raisons affectives ou idéologiques qu'une grande majorité de la population locale accueillit initialement avec scepticisme le projet de reconstruction de la Frauenkirche . L'idée avait été remise au goût du jour dès 1989, juste après la chute du mur de Berlin. "Je trouvais, moi aussi, qu'il n'était pas inutile de préserver en l'état ces plaies ouvertes, pour se souvenir de l'épisode très sombre des bombardements de notre ville", reconnaît le pasteur Fritz dans une petite salle attenante à sa nouvelle nef. Il fallut toute la force de conviction des initiateurs de l'"appel de Dresde", lancé le 13 février 1990, pour renverser l'opinion et la gagner à la reconstruction.

Trompettiste classique de renommée internationale, Ludwig Güttler se retrouva ainsi propulsé à la tête d'un combat qu'il n'avait pas prévu, la renaissance de la Frauenkirche . Débonnaire, le grand gaillard moustachu accepta de devenir porte-parole de cette "initiative citoyenne" . Soliste dans l'orchestre de Dresde, il ne manqua jamais une occasion – ­ plus de 150 fois, a-t-on calculé ! ­ – de défendre le projet et de solliciter des donateurs.

Ludwig Güttler et ses amis avaient calculé que, pour parvenir à leurs fins, la moitié des dépenses, alors évaluées à 250 millions de deutschemarks ­ soit 125 millions d'euros , devraient être couvertes par des fonds privés. "Personne autour de nous n'y croyait" , lâche-t-il aujourd'hui, l'œil rieur. Bizarrement, les défenseurs du patrimoine local ne furent pas les moindres de leurs adversaires. "Ils avaient peur que la reconstruction de Notre-Dame n'avale tous les fonds disponibles."

C'était sans compter la sympathie et la générosité suscitées par l'"appel de Dresde". Une fondation créée à cet effet commença à recueillir les fonds privés. Elle compta bientôt plus de 400 associations affiliées, dans toute l'Allemagne, mais aussi à Paris, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, en Suisse, etc. Bientôt, la Dresdner Bank, établissement bancaire privé, mettrait sur le marché des Stifterbrief , des lettres de donateurs donnant symboliquement le droit d'adopter des pierres du futur édifice. "Les contributions étrangères ont aiguillonné les Allemands, qui n'ont pas voulu être en reste" , se félicite encore le musicien.

On peut encore acheter aujourd'hui, dans l'un des multiples petits kiosques disséminés sur les trottoirs de Dresde, des billets de loterie pour la Frauenkirche . Nombreux sont les habitants de cette ville d'un demi-million d'âmes à vous brandir sous le nez le minuscule caillou noir incrusté dans une montre ou un bijou ­ – un éclat, officiellement, de la Frauenkirche ­ – qui prouve sa générosité envers l'église. "A l'époque communiste, se rappelle Peter Kolodzick, chauffeur de taxi, on était invité à donner pour diverses causes. Avec ce projet, on sait au moins où va notre argent."

Au total, une centaine de millions d'euros de dons privés ont été collectés. La municipalité de Dresde, le Land de Saxe et le gouvernement fédéral allemand ont apporté les 78 millions restants. L'édifice a pu être rebâti pierre par pierre, en s'inspirant le plus fidèlement possible de l'original et des techniques de construction de l'époque. Notre-Dame doit son nom à une ancienne église catholique sur les décombres desquels elle fut élevée entre 1726 et 1743. Conçue par Georg Bähr, maître charpentier du cru, elle a la particularité d'être surmontée d'un dôme construit uniquement en pierre.

Depuis 2004, se dresse, à son sommet, une nouvelle croix qui a fait couler beaucoup d'encre en Allemagne, mais aussi en Grande-Bretagne. Alan Smith, qui l'a forgée, n'est autre que le fils d'un des pilotes anglais qui avaient bombardé la ville. Ce n'est pas qu'une anecdote.

"Dresde est la ville la plus identifiée par les populations aux destructions de la guerre" , note Jürgen Paul, un historien d'art né à Dresde dix ans avant son bombardement. Nombreux sont ceux qui voient, dans la croix de la Frauenkirche et les autres contributions britanniques à sa reconstruction, (1,2 million d'euros au total) le symbole de la réconciliation entre les deux peuples.

"Le fait d'aider est une façon de demander pardon", estime le Britannique Alan Keith Russell, président du Dresden Trust, une fondation parrainée par le duc de Kent pour financer le projet et favoriser une meilleure compréhension entre les deux pays. Selon lui, "la destruction de la ville est encore très mal vécue par beaucoup de citoyens britanniques, qui sont heureux aujourd'hui de pouvoir aider". La reine d'Angleterre elle-même, issue il est vrai de deux dynasties allemandes, s'était rendue à Dresde en novembre 2004 pour participer à un concert au profit de l'église.

Réconciliation il y a. Mais le sujet demeure extrêmement sensible pour certains Allemands. Selon Jörg Friedrich, les dons privés ne suffiront pas à effacer le souvenir de ces "crimes de guerre". Auteur d'un livre controversé parce qu'il présente fort emphatiquement les souffrances du peuple allemand pendant la guerre (L'Incendie. L'Allemagne sous les bombes 1940-1945 , Editions de Fallois, 2004), cet ancien trotskiste critique la manière dont le sanglant épisode dresdois du conflit est présenté outre-Manche, en particulier dans les manuels d'histoire. On y explique, non sans raison, que Dresde était une cible hautement stratégique, fief de nazis convaincus, réservoir d'armes et d'hommes de troupe, noyau ferroviaire, y compris pour les juifs acheminés vers des camps ouverts dans les pays baltes et ailleurs.

"Tant que ce pays restera silencieux sur le pourquoi et le comment des bombardements aériens, ordonnés et préparés dans le but spécifique de punir les civils et de raser la ville, tant qu'on traitera des gens comme moi de néonazis soupçonnés de vouloir occulter les crimes allemands, les dons faits par des Britanniques pour restaurer la Frauenkirche resteront un geste sans signification", insiste-t-il. Lors de notre rencontre, dans un salon de thé de Berlin, une octogénaire, ayant saisi des bribes de la conversation, s'approcha pour lui demander d'écrire un livre sur sa vie sous les bombardements. "Pour que mes enfants sachent", dit-elle, montrant du menton deux solides quadragénaires attablés un peu plus loin.

"Ce que les Allemands ont enduré à cette époque a été quasiment tu pendant toute la durée de la guerre froide, constate Jörg Friedrich, en allusion à l'omniprésence, dans le débat public, du thème de la culpabilité à l'égard des crimes nazis. Mais depuis la réunification du pays, ils se retrouvent face à eux-mêmes et à ce passé. Les récits des souffrances sont désormais sur les langues, mais ils n'appartiennent pas encore à l'histoire collective allemande."

Joint dans sa région du West Sussex, Alan Keith Russell avoue avoir une certaine sympathie pour les thèses de l'historien allemand. "Les Britanniques doivent encore s'interroger sur cet acte inhumain. Ils doivent se libérer d'eux-mêmes en cessant de justifier tout ce qui a été fait pendant la guerre parce qu'il fallait débarrasser l'Europe du nazisme. Nous avons trahi nos propres principes en bombardant Dresde. Churchill, d'ailleurs, l'a vite regretté . Mais, ajoute-t-il, en présentant les choses comme le fait Jörg Friedrich, le danger existe que cela soit mal interprété, ou exploité, et que l'on relativise les crimes nazis."

Jürgen Gansel fait mine de ne pas comprendre où est le problème. Dans son bureau de député au parlement du Land de Saxe, ce jeune cadre du Parti national-démocrate (NPD), formation néonazie ayant obtenu 9,2 % des voix aux régionales de 2004, se réjouit du débat actuel. Lui et ses comparses ont manifesté, le 13 février dernier, à l'occasion du 60e anniversaire des bombardements de Dresde, pour dénoncer " l'holocauste par les bombes". Dimanche, ils étaient présents, en marge de l'inauguration de la nouvelle Notre-Dame ­ à laquelle ils n'ont pas été conviés ­, pour "rappeler l'horreur de l'attaque alliée" . Leur présence a jeté une ombre sur l'événement.


Date de création : 19/01/2006 - 09:32
Dernière modification : 15/02/2013 - 13:10
Catégorie : 1 Dresde restauration
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